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Medicine by Alexandros G. Sfakianakis,Anapafseos 5 Agios Nikolaos 72100 Crete Greece,00302841026182,00306932607174,alsfakia@gmail.com,
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Πέμπτη 30 Νοεμβρίου 2017
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Editorial board
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
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Sources d’information et parcours de soins des Français avec un problème de peau : quelle place pour les dermatologues ?
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): M.-A. Richard, F. Corgibet, N. Dupin, M. Beylot-Barry, L. Misery, V. Chaussade, S. Abadie, J.-F. Sei, C. Taieb, P. Joly, K. Ezzedine
IntroductionLes patients souhaitent disposer d'une information fiable et immédiate sur leurs problèmes de santé. Cela est possible par un accès à de nombreux outils d'information, notamment Internet. La consultation reste néanmoins un moyen de personnaliser et d'adapter cette information en permettant le « dialogue singulier ». Les demandes d'information et de soin pour les problèmes de peau sont fréquentes. Un Français sur 5, d'après les données de l'étude Objectifs Peau, a consulté dans l'année précédente un dermatologue. Cependant, le parcours de soins coordonné impose le recours au médecin traitant avant de consulter un spécialiste. L'objectif de ce travail était d'étudier les sources d'information des Français et les choix d'accès direct vers les dermatologues selon les problèmes cutanés.Matériel et méthodesUn échantillon de 20 012 sujets représentatifs de la population française >15 ans, a été spécifiquement créé selon la méthode des quotas (sexe, âge, localisation géographique et catégorie socioprofessionnelle) pour répondre à un questionnaire sur Internet, abordant des items concernant les problèmes de santé cutanés, et le parcours de soins. Les croisements entre variables ont été analysés avec le test de Chi2 pour les variables quantitatives, avec le logiciel SAS.RésultatsUn Français sur trois (31,1%) déclare consulter en 1er un dermatologue en cas de problème ou de maladie de peau vs 56,7 % un MG. 36,3% des sujets déjà concernés par un problème de peau solliciteraient encore le dermatologue en 1re intention en cas de nouveau problème cutané, alors que 28,7% des sujets n'ayant jamais eu de dermatose consulteraient le dermatologue en 1re intention (p<0,0001). Les sujets résidant en Île-de-France et dans le sud-est privilégient le dermatologue en 1re intention pour la prise en charge des problèmes cutanés et l'obtention d'une information fiable (respectivement 39,9% et 32,1%) que ceux résidant dans le sud-ouest (30,9%), dans le nord-est (27,7%) et dans le nord-ouest (25,9%) (p<0,0001). En Île-de-France, le recours direct au dermatologue est encore plus marqué dans l'agglomération parisienne (40,7%). Les femmes sont plus nombreuses à avoir recours au dermatologue en 1er (33,7% vs 28,3% des hommes, p<0,0001). Les sujets plus jeunes s'orientent aussi plus souvent vers le dermatologue en 1re intention au (de 36,1% chez les 15–24 ans à 28,9% chez les 65 ans et plus, p<0,0001). À l'inverse, nos aînés s'orientent davantage en 1er vers leur MG en cas de problèmes cutanés (64,9% des 65 ans et plus) que les classes d'âge plus jeunes (p<0,0001). 4,6% des Français déclarent consulter un site Internet lorsqu'ils cherchent une information fiable sur un problème cutané ; cette source d'information est plus consultée par les plus jeunes (de 8,1% chez les 15/24 ans à 2,1% chez les 65 ans et plus, p<0,0001). Globalement, l'entourage est peu sollicité pour aider à résoudre les problèmes de peau (3,3%). Les patients souffrant d'acné sont les plus nombreux (46,4%) ainsi que ceux atteints de rosacée (41,6%) à s'orienter en 1er vers un dermatologue vs 38,5% des patients atopiques et 37,2% des patients avec un psoriasis. Seuls 28,8% des sujets avec une IST, et 29,6 % de ceux ayant des poux ont recours en 1er au dermatologue (Tableau 1).DiscussionConsulter, en première intention, un dermatologue afin d'avoir une prise en charge et une information fiable reste une intention fréquente des Français, notamment pour les dermatoses chroniques (psoriasis) ou identifiées comme relevant de la compétence des dermatologues (acné) malgré le parcours de soins. L'accès plus facile aux consultations dans les zones les mieux « pourvues » en dermatologues explique aussi ces résultats. C'est en Île-de-France, où la densité des dermatologues exerçant est importante (7,4 pour 100 000h vs moyenne nationale 5,2), que l'on observe aussi le plus de recours directs aux dermatologues. Selon les Français interrogés, la prise en charge des poux et des IST se fait via les MG ou directement par les pharmaciens, car cela relève de leurs compétences et ou du fait des délais de rendez-vous chez le dermatologue.ConclusionLe recours aux dermatologues reste une priorité pour la population française.
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Syndrome de Stevens-Johnson-radiation recall secondaire au nivolumab
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): L. Rouyer, S. Moawad, L. Charbit, E. Freling, A.C. Bursztejn, J.-L. Schmutz
IntroductionLe nivolumab est une immunothérapie utilisée dans le traitement du mélanome métastatique et plus récemment dans celui du cancer bronchique non à petites cellules. Plusieurs cas de syndromes de Stevens-Johnson (SSJ) secondaires à ce traitement ont déjà été rapportés, mais jamais sous la forme de phénomène radiation recall dermatitis (RRD). Nous rapportons le cas d'un patient ayant présenté un SSJ strictement localisé aux zones antérieurement irradiées.ObservationsUn homme de 63 ans était traité pour un carcinome épidermoïde pulmonaire découvert en 2015 par successivement 3 cures de carboplatine-paclitaxel, puis radiothérapie thoracique (176Gy, début 2016). En raison de la découverte de métastases osseuses du genou gauche fin 2016 puis lombaires en janvier 2017, deux nouvelles irradiations localisées étaient réalisées de 30 et 20Gy respectivement. Puis, une immunothérapie par nivolumab était débutée. Cinq jours après la seconde injection, apparaissaient des lésions érosives de la muqueuse buccale, oculaire et génitale, puis des lésions cutanées à type d'érythème et décollement cutané strictement localisées sur les zones irradiées. La biopsie mettait en évidence une dermite de l'interface avec nécroses en faveur d'un SSJ. En raison de l'imputabilité forte du nivolumab, ce traitement était arrêté. L'évolution cutanée était favorable sous soins locaux. Une prise en charge palliative était décidée dans le contexte de progression métastatique et le patient décédait 3 mois plus tard.DiscussionLe phénomène RRD est une réaction cutanée inflammatoire rare localisée sur une zone cutanée préalablement irradiée en réponse à l'administration d'un médicament. Il survient au moins 8jours après l'irradiation et quelques heures à quelques jours après l'exposition au médicament précipitant. Sa physiopathologie est inconnue. Cliniquement, il s'agit d'une éruption maculo-papuleuse avec érythème, œdème, vésicules, desquamation voire ulcérations et nécrose de sévérité variable. L'analyse histologique est aspécifique. L'actinomycine D était le premier médicament inducteur décrit. Depuis, d'autres chimiothérapies sont souvent incriminées. Un cas de RRD a été décrit quelques heures après l'administration de nivolumab dans le cadre d'un mélanome dans le territoire d'une irradiation lombaire réalisée une semaine auparavant. Ici, le diagnostic de phénomène recall repose sur la localisation des lésions cutanées sur les zones irradiées. Cependant, l'aspect clinique, histologique et les lésions muqueuses associées nous ont fait porter le diagnostic de SSJ-radiation recall, inédit à ce jour (Fig. 1) (Fig. 2).ConclusionNous rapportons le premier cas de SSJ-radiation recall. La radiothérapie, même réalisée un an plus tôt, a certainement fragilisé les tissus pour expliquer l'atteinte aussi localisée.
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Editorial board
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12
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Efficacité d’un programme de prise en charge standardisée dans l’eczéma chronique des mains
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): M. Tauber, S. Lourari, E. Bérard, E. Questel, F. Giordano-Labadie, D. Redoules, M. Simon, C. Paul
IntroductionL'eczéma chronique des mains (ECM) altère profondément la qualité de vie (QdV) et peut être responsable d'une morbidité importante. Nous avons mené une étude prospective ouverte dans le but d'évaluer l'intérêt d'une prise en charge standardisée avec éducation thérapeutique (ETP) sur la sévérité clinique, la QdV, la productivité au travail et les pratiques négatives des patients classés en deux groupes : à prédominance atopique/allergique (AA) ou à prédominance irritative (IR).Matériel et méthodesUne étude prospective monocentrique incluait tous les nouveaux patients présentant un ECM ayant signé un consentement éclairé. Les patients avec patch-tests positifs et/ou prick-tests pneumallergènes positifs et/ou antécédent personnel de dermatite atopique étaient classés dans le groupe AA, les autres dans le groupe IR. Une évaluation clinique standardisée était réalisée à m0 et m3 comportant une description clinique, une évaluation de la sévérité clinique par le score modified Total Lesion Symptom Score (mTLSS), de la QdV par le score Dermatology Life Quality Index (DLQI), de la productivité au travail par le questionnaire Work Productivity and Activity Impairment (WPAI), ainsi qu'un questionnaire standardisé de recueil des pratiques (environ 40 items portant en particulier sur les habitudes d'hygiène des mains, le port de gants à la maison, au travail et dans les loisirs). Les patients participaient à une première séance d'ETP à m0, réalisée par une infirmière spécialisée avec définition des objectifs thérapeutiques, abord de la maladie, de ses facteurs aggravants et de ses traitements. Un dermocorticoïde d'activité forte ou très forte ainsi qu'un syndet et une crème émolliente pour les mains étaient prescrits. Une séance d'ETP était renouvelée à m3.RésultatsSoixante et onze patients ont été inclus, dont 42 % d'hommes (n=30). L'âge moyen était de 39 ans (écart-type : 16), 53 patients étaient classés dans le groupe AA et 18 dans le groupe IR. Le score mTLSS à m0 était significativement supérieur dans le groupe AA versus IR (moyenne : 7,6 (3,2) versus 5,7 (2,3), p=0,02), de même que le DLQI (moyenne : 9,2 (5,3) versus 6,2 (4,2), p=0,04). Le recueil des pratiques était comparable entre les 2 groupes en dehors d'une utilisation plus fréquente de solution hydro-alcoolique dans le groupe IR (50 % vs 23 %, p= 0,03). À m3, les scores mTLSS, DLQI et WPAI s'amélioraient de manière significative (p<0,001) pour l'ensemble des patients (moyennes respectives : 3,1 versus 7,1 ; 3,2 versus 8,7 ; 7,6 versus 23,6). Les pratiques négatives diminuaient de manière significative dans les 2 groupes entre m0 et m3 (p<0,01).ConclusionNotre étude souligne l'intérêt d'une prise en charge de l'ECM associant traitement topique et éducation thérapeutique quelle que soit la forme étiologique.
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Télédermatologie en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD)
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): M.-S. Doutre, N. Salles, K. Libert
IntroductionLe parcours de soins des patients âgés est souvent complexe en pratique. Le programme aquitain de télémédecine (TM) en EHPAD permet la réalisation de téléconsultations (TC) dont nous rapportons le bilan d'activité en dermatologie.Matériel et méthodesUn dispositif de TC est actuellement mis en place dans 50 EHPAD d'Aquitaine. La demande de TC est adressée avec une fiche de renseignements et parfois des photos au secrétariat du centre expert qui donne un rendez-vous dans un délai maximum de 15jours. La consultation se fait par un système de télétransmission type vidéoconférence par réseau Internet sécurisé installé dans le pôle de gérontologie clinique. Dans l'EHPAD, sont présents le patient et parfois un membre de sa famille, 1 ou 2 infirmières et/ou aides-soignantes, le médecin coordinateur ou traitant. Un compte-rendu comportant le diagnostic, le traitement proposé, parfois des examens complémentaires à réaliser et éventuellement un nouveau rendez-vous est adressé à l'EHPAD dans les 2heures suivant la TC.RésultatsCent TC de dermatologie ont été réalisées entre avril 2016 et juin 2017 pour 78 patients, 59 ayant eu une consultation, 16, 2 et 3, 3. Les 78 patients, 23 hommes et 55 femmes étaient âgés de 88 ans en moyenne ; 60 d'entre eux avaient un GIR (groupe iso-ressources) de 1 à 3. Les motifs de demande les plus fréquents étaient le prurit, une dermite d'incontinence, une ou plusieurs tumeurs cutanées et une éruption eczématiforme, les plaies étant prises en charge dans une consultation dédiée. Dans 90 % des cas, la TC a permis de porter un diagnostic et de proposer un traitement adapté. Dans 10 cas, des examens complémentaires ont été demandés (prélèvements bactériologique et mycologique, biopsie cutanée, dosage des anticorps anti-membrane basale). Au vu du résultat de la biopsie, 4 dossiers ont été discutés en RCP d'onco-dermatologie (2 mélanomes et 2 carcinomes épidermoïdes). Deux patients ont été hospitalisés pour un eczéma diffus nécessitant des soins locaux adaptés.DiscussionLa TM est inscrite comme une priorité dans la loi HPST. Les soins dans les structures médico-sociales, en particulier les EHPAD, sont un des 5 axes dans lesquels elle doit se déployer. La TC de dermatologie est appréciée par les patients, les médecins et le personnel paramédical pour la rapidité d'accès à un avis spécialisé, en évitant dans la majorité des cas, un déplacement souvent difficile pour des sujets âgés, peu ou pas autonomes. Bien sûr, elle ne peut répondre à tous les problèmes dermatologiques, comme par exemple, les tumeurs cutanées nécessitant souvent une biopsie.ConclusionCette étude montre que la TD est un outil adapté aux patients vivant en EHPAD. Elle participe aussi à la formation des médecins demandeurs et du personnel paramédical.
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La trichoscopie du cheveu africain
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): H. Hakim, H. Mansouri, F. Ly, P. Bouhanna
IntroductionL'examen dermoscopique des cheveux et du cuir chevelu, connu sous le nom de trichoscopie, est une technique d'examen non invasive devenue indispensable. Il n'existe, à notre connaissance, aucune étude trichoscopique effectuée sur phototype V et VI en Afrique noire francophone. L'objectif était d'étudier l'apport de la trichoscopie dans le diagnostic des pathologies du cuir chevelu de phototype foncé.Matériel et méthodesIl s'agissait d'une étude prospective descriptive, sur une période de 1 mois du 20 mars 2017 au 20 avril 2017 au service de dermatologie de l'IHS à Dakar et dans un cabinet privé de dermatologie. Etaient inclus tous les patients de phototype V et VI consultant pour une pathologie du cuir chevelu. Les photos trichoscopiques ont été prises en utilisant un dermoscope numérique à lumière polarisée couplé à une tablette Samsung Tab S2 avec l'application CameraFi. Les données étaient analysées par Epi Info7 avec une différence était statistiquement significative si p<0,05.RésultatsNous avons recruté 119 patients. L'âge moyen était de 25,1 ans [4 mois à 87 ans]. Le sex-ratio était de 0,56. Parmi les 76 femmes, 56,6 % (n=43) se tressaient et 39,47 % (n=30) pratiquaient le défrisage à froid. La durée moyenne d'évolution était de 3 ans et 8 mois [3 jours–49 ans]. Les diagnostics cliniques les plus fréquents étaient la dermatite séborrhéique du cuir chevelu : 40,3 % (n=48) et l'alopécie de traction : 28,57 % (n=34). Les 919 images trichoscopiques étaient entièrement exploitables chez 113 patients. Nous avons trouvé plusieurs aspects singuliers, dont le cheveu en chas d'aiguille dans l'alopécie de traction ; l'association globules rouges, points blancs, bouchons cornés, vaisseau arborisant, vaisseau glomérulé et plages amorphes en zone périlésionnelle dans l'hamartome verruco-sébacé, ainsi que les gaines péripilaires dans certaines teignes.DiscussionLa moyenne d'âge de 25 ans, correspond à une population jeune. Le sex-ratio en faveur des femmes pourrait s'expliquer par le fait que celles-ci sont d'avantage préoccupées par leur chevelure qui est un élément de beauté. Concernant l'alopécie centrale cicatricielle centrifuge, nous avons trouvé une relation entre points blancs et cheveux duveteux (p<0,05). Il existait une relation entre la folliculite fibrosante de la nuque et les cheveux en touffe (p<10–6). Les pellicules étaient trouvées de manière statistiquement significative (p<10–6) dans la dermatite séborrhéique. Nous avons trouvé une relation entre teignes, cheveux cassés, points jaunes normaux, squames et gaines péripilaires (p<0,05). Le climat chaud et humide favorise les infections bactériennes du cuir chevelu et la dermite séborrhéique. Tresses et défrisage favorisent l'alopécie de traction.ConclusionIl s'agit de la première étude en Afrique noire francophone sur la trichoscopie. Elle a permis d'effectuer des diagnostics sans avoir recours à la biopsie.
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Lymphomes cutanés apparus sous biothérapie : une série de 21 cas du GFELC
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): L. Dequidt, N. Franck, H. Adamski, S. Boulinguez, S. Dalle, S. Oro, N. Bonnet, B. Cortes, F. Grange, G. Quéreux, C. Ram-Wolff, F. Skowron, L. Verneuil, M. Beylot-Barry
IntroductionDe rares cas de lymphomes cutanés (LC) apparus sous biothérapie ont été publiés. Il n'est pas établi si leur survenue est un évènement fortuit ou non. Notre objectif était d'évaluer le type de LC survenant au cours d'un traitement par biothérapie et leur évolution selon pathologie initiale, biothérapie et traitement reçu.Matériel et méthodesÉtude de cohorte rétrospective multicentrique au sein du groupe français d'étude des lymphomes cutanés. Recueil de données à partir de dossiers médicaux : LC (type, stade, délai diagnostique, traitement, évolution), patient (âge, antécédents), pathologie motivant le traitement par biothérapie et biothérapie au moment de la survenue du LC (type, poursuite ou non du traitement).RésultatsVingt et un patients ont été inclus, 17 hommes et 4 femmes, d'âge moyen au diagnostic de 55 ans. Les caractéristiques sont détaillées dans le (Tableau 1). La biothérapie était dans 18 cas un anti-TNFα sans lien avec le type de LC. Avec un délai moyen de 16 mois après le début de la biothérapie, 17 patients (81 %) ont développé un LCT : 9 mycosis fongoïde (MF), 4 MF transformés, 1 papulose lymphomatoïde (PL), 1 MF associé à une PL, 1 LCT NOSet 1 LSCT type panniculite αβ. Les MF transformés recevaient tous une biothérapie pour un psoriasis incontrôlé alors qu'il s'agissait de pathologies extra-dermatologiques dans 11 des 13 autres cas. Tous les MF transformés ont nécessité un traitement systémique après arrêt de la biothérapie et 1 est décédé du MF. Deux des MF de stade T1 ont poursuivi la biothérapie sans aggravation. Quatre patients (19 %) avaient un LCB avec un délai moyen d'apparition de 69 mois : 2 centrofolliculaires et 2 de la zone marginale, tous à lésion unique (T1). Deux ont récidivé à la poursuite ou reprise de la biothérapie et tous ont été mis en rémission complète.DiscussionLes LCT prédominent dans notre série. Le délai moyen d'apparition est plus court que celui des LCB. Pour les MF transformés, le délai rapide et l'évolution agressive, suggèrent le rôle révélateur et aggravant de la biothérapie d'un LCT préexistant pris à tort pour un psoriasis. Pour les autres LCT survenus chez des patients traités par biothérapie pour une pathologie autre qu'un psoriasis, il s'agissait de stades peu évolués avec une évolution indolente. Dans cette situation, la poursuite de la biothérapie pourrait s'envisager sous surveillance si la maladie de fond le justifie. Pour les LCB, la récidive à la reprise ou poursuite de la biothérapie peut suggérer un rôle inducteur mais notre effectif est trop faible pour conclure.ConclusionCette étude préliminaire invite à remettre en question le diagnostic de « psoriasis résistant » avant l'introduction d'une biothérapie et à discuter une biopsie. Pour mieux évaluer la fréquence et l'évolution des LC développés sous biothérapie, une analyse de la base nationale de la pharmacovigilance et des registres de rhumatologie et gastroentérologie va être débutée.
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Lymphome T à type de panniculite α/β : un lymphome pas toujours de bon pronostic
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): O. Ducharme, A. Pham-Ledard, A.-S. Darrigade, C. Cazorla, P. Duffau, B. Vergier, M. Beylot-Barry
IntroductionLe lymphome T α/β à type de panniculite (SPTL) est caractérisé par un excellent pronostic, sauf en cas de syndrome d'activation macrophagique (SAM), complication rare (20 %). Le traitement est alors peu codifié. Nous rapportons cinq patients atteints de SPTL avec une évolution et des traitements différents selon la présence d'un SAM.ObservationsTrois femmes caucasiennes de 41 et 49 et 34 ans présentaient des nodules sous-cutanés des membres ou du tronc, isolés, sans SAM pour les deux premières et avec des critères incomplets (hyperferritinémie, hypertriglycéridémie et hémophagocytose) pour la dernière. Pour les trois patientes, une réponse complète (RC) était obtenue sous méthotrexate avec un recul de 5 à 16 ans, (une rechute 11 ans après l'arrêt puis RC à la reprise, pour une des patientes).Deux hommes présentaient un SPTL associé à un SAM. Le premier, âgé de 20 ans, d'origine vietnamienne, avait des nodules sous-cutanés abdominaux et pectoral gauche, hypermétaboliques au TEP scanner et un SAM sévère, justifiant une prise en charge initiale en réanimation. Un traitement par corticothérapie (CTC) en bolus, chimiothérapie par CHOEP et une intensification par autogreffe permettait d'obtenir une RC se maintenant à 6 mois de recul. Le deuxième, âgé de 46 ans, d'origine calédonienne, présentait un SAM avec des nodules sous-cutanés abdominaux depuis 2 ans avant le diagnostic. Un traitement par bolus de CTC, 6 cures de CHOEP et une intensification par autogreffe de cellules souches était réalisés alors que persistaient des stigmates de SAM. Une RC était obtenue et se maintenant à 6 mois de recul. Les 5 patients présentaient un phénotype identique, à savoir CD4−, CD8+, CD3+, CD56−. Les caractéristiques des patients sont reprises dans le (Tableau 1).DiscussionLe SPTL se caractérise par un pronostic variable selon l'absence ou la présence d'un SAM (survie à 5 ans=91 % vs 46 %). Un traitement initial par CHOP seul ou CTC ou immunosuppresseurs obtiennent des résultats identiques et en l'absence de SAM, un traitement par CTC et/ou immunosuppresseurs est recommandé, comme cela a récemment été confirmé dans une série française. En cas de SAM, le pronostic vital est engagé et les traitements non codifiés. Depuis 2008, 26 cas de SPTL associés à un SAM, ont été publiés, avec une prédilection pour une population jeune et asiatique. La survie est meilleure si la polychimiothérapie est suivie d'une intensification par autogreffe ou allogreffe de cellules souches ou par un immunosuppresseur (100 % vivants en RC avec un recul de 7 à 110 mois versus 52 %).ConclusionCes 5 cas illustrent la complexité thérapeutique et pronostique des SPTL et suggère l'intérêt d'analyser les facteurs pronostiques et l'impact des traitements chez les patients atteints de SPTL avec SAM associé.
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Toxidermies aux macrolides ou à la clindamycine : faut-il contre-indiquer la pristinamycine ?
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): M. El Khoury, H. Assier, G. Gener, C. Haddad, O. Chosidow, P. Wolkenstein, S. Oro
IntroductionLes macrolides « vrais » (MV), la clindamycine (clinda, famille des lincosamides) et la pristinamycine (pristina, famille des synergistines) sont pourvoyeurs de toxidermies. La possibilité d'allergie croisée entre ces 3 familles d'antibiotiques proches mais de structure chimique différente reste controversée. Le but de cette étude était d'évaluer à l'aide des patch tests (PT), la possibilité d'allergies croisées à la pristina chez les patients ayant eu une toxidermie aux MV ou à la clinda.Matériel et méthodesCette étude rétrospective monocentrique a inclus les patients consécutifs ayant eu des PT aux MV ou à la clinda entre 01/1997 et 04/2016 après toxidermie avec MV ou clinda imputable (seuls ou parmi d'autres médicaments imputables). L'adjonction de la pristina à ces PT était systématique à partir de 2012. Ont été recueillis : âge, sexe, type de toxidermie, résultat des PT. Les patients ont été interrogés par téléphone sur leurs prises de MV, clinda ou pristina antérieures ou postérieures à la toxidermie.RésultatsTrente-trois patients (34 séries de PT, car 1 patient avec MV et clinda imputables) ont été inclus (28 F, âge médian 51 ans, (Tableau 1). L'imputabilité était en faveur d'un MV dans 22 cas, de la clinda dans 12. Les PT étaient positifs dans 5 cas/34 (14,7 %, 2 PEAG et 3 exanthèmes) : 2/22 PT aux MV (9 %) et 3/12 cas PT à la clinda (25 %). Parmi les 8 patients n'ayant que MV ou clinda imputables, seul 1 (12,5 %) avait des PT positifs (à la clinda). Parmi les 15 patients ayant eu aussi des PT avec pristina, 1 seul était positif à cette molécule (chez un patient avec PT positif à clinda). Seize patients ont pu être contactés (Tableau 2). Avant la toxidermie aux MV ou à la clinda, 3 avaient déjà pris de la pristina sans réaction. Après la toxidermie, 2 ont pris de la pristina et 1 de la clinda sans réaction (tous 3 toxidermie avec clinda suspectée).DiscussionDans cette étude, les PT étaient positifs dans 9 % des cas pour les MV et 25 % pour la clinda. Les PT conjoints à la pristina étaient généralement négatifs (14/15) et aucun patient ayant pris antérieurement ou repris de la pristina n'a eu d'éruption. Dans notre étude précédente sur les allergies à la pristina, les PT à la pristina étaient positifs dans 42 % des cas, 1 patient avait également des PT positifs aux MV et 3 patients avaient eu aussi une toxidermie aux MV.ConclusionLes PT aux MV et à la clinda ont une sensibilité médiocre. Le risque d'allergie croisée avec la pristina semble possible mais très faible, et nous proposons une étude allergologique complète avec PT, pricks, IDR et test de réintroduction encadré pour autoriser la prise de pristina après une toxidermie aux MV ou à la clinda.
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Intérêt des immunoglobulines polyvalentes dans un retard de cicatrisation au cours d’un syndrome de Lyell
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): L. Dequidt, A.-S. Darrigade, T. Camus, A. Taieb, B. Milpied
IntroductionL'utilisation des immunoglobulines (Ig) polyvalentes est discutée à la phase aiguë de la nécrolyse épidermique toxique (NET). Récemment, un bénéfice des Ig polyvalentes à doses substitutives sur l'atteinte cutanée du syndrome de Netherton a été rapporté. Nous présentons l'efficacité d'un traitement par Ig polyvalentes chez une patiente présentant un retard majeur de cicatrisation dans les suites d'un syndrome de Lyell.ObservationsUne patiente de 60 ans était hospitalisée 2 mois en service des brûlés, pour NET à la carbamazépine, avec atteinte initiale de 53 % de la surface corporelle, puis 100 %. Choc septique, dénutrition sévère, sidération médullaire, troubles du rythme cardiaque, arrêt cardiorespiratoire, escarres et tétraparésie ont marqué l'hospitalisation. À 4 mois de la phase aiguë, elle était adressée pour retard à la cicatrisation. Nous avons initialement réadapté les soins locaux mais 1 mois plus tard, en l'absence d'amélioration, la patiente était hospitalisée pour ne pas méconnaître un facteur contact non identifié, une carence (séjour en réanimation prolongé), une pathomimie (stress post-traumatique), une poursuite de la nécrose kératinocytaire ou une autre étiologie (maladie bulleuse, déficit immunitaire…). Un bilan exhaustif objectivait une carence en zinc et vitamine C, la biopsie était aspécifique et l'IFD négative. Malgré des soins locaux optimaux et une correction des carences, il n'y avait aucune amélioration. À la lumière de l'utilisation favorable des Ig polyvalentes dans le syndrome de Netherton, nous avons proposé ce traitement, mais à dose immunomodulatrice (2g/kg pendant 2jours tous les mois). Dès la première cure, un bénéfice clinique était constaté, en 3 mois de traitement la réépidermisation était quasi complète.DiscussionLa cicatrisation au cours du syndrome de Lyell est habituellement lente et peut durer de 3 à 6 semaines selon l'étendue, la gravité et la présence de complications. Les Ig polyvalentes ont un effet immunomodulateur impliquant l'immunité humorale et cellulaire. Leur utilisation à la phase aiguë de la NET pour pallier la nécrose kératinocytaire est très discutée. L'efficacité des Ig polyvalentes dans le syndrome de Netherton suggère une action dans la reconstruction de la barrière épidermique par modulation de la production de cytokines pro-inflammatoires et un possible action anti-infectieuse. Dans notre cas, l'efficacité des Ig polyvalentes a été surprenante, la réponse fut rapide alors que la patiente présentait un retard de cicatrisation de 5 mois.ConclusionÀ notre connaissance, il s'agit du premier cas d'utilisation des Ig polyvalentes à doses immunomodulatrices dans les troubles tardifs de la cicatrisation post-syndrome de Lyell. Le résultat est probant, mais mal compris et incite à répertorier plus d'observations similaires en testant également des doses substitutives.
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Eczémas de contact allergiques à la méthylisothiazolinone : évaluation des rechutes après conseils d’éviction auprès de 139 patients
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): P. Bouschon, J. Waton, J.-L. Schmutz, M. D'Incan, M.-C.-Ferrier-Le Bouedec
IntroductionLa méthylisothiazolinone (MI) est un conservateur largement utilisé depuis 2005, dans de nombreux produits cosmétiques, ménagers, industriels et responsable d'eczémas sévères. Plusieurs études multicentriques ont révélé une importante augmentation de sensibilisation depuis 2010. Aucune étude n'a évalué systématiquement le devenir des patients. Le but de cette étude est d'évaluer le pronostic des eczémas de contact à la MI chez les patients ayant bénéficié de conseils d'éviction.Matériel et méthodesÉtude rétrospective bicentrique des patients atteints d'eczéma de contact à la MI et MCI/MI avec tests épicutanés positifs, diagnostiqués dans deux CHU français entre 2010 et 2015 avec évaluation des rechutes au moyen d'un questionnaire standardisé adressé à tous les patients. Les données répertoriées étaient : terrain atopique, profession, localisation de l'eczéma, produits en cause, nombre et caractéristiques des rechutes, mesures et difficultés d'éviction, amélioration de qualité de vie après le diagnostic, souhait d'information.RésultatsCent trente-neuf patients ont répondu au questionnaire, soit 54 %, âge moyen 42 ans, 80 % de sexe féminin, 54 % atopiques et 56 % sensibilisés à au moins un autre allergène. Les mains et le visage étaient atteints dans respectivement 65 % et 47 % des cas. Les produits en cause étaient : cosmétiques 77 % ménagers 30 % industriels 15 %. 20 % ont eu un arrêt de travail. 89/139 patients ont décrit 110 rechutes : 28 aussi sévères que la poussée initiale et 82 moins sévères dont 31 % de formes chroniques. Le délai moyen des rechutes était de 11 mois. 70 % des patients atteints d'eczéma suintant ont rechuté versus 20 % des patients atteints d'eczéma sec. 89 % des patients de moins de 30 ans versus 49 % des plus de 30 ans, 73 % atteints d'eczéma des mains versus 55 % atteints au visage, 72 % atopiques versus 53 % non atopiques, ont rechuté. 60 % des patients estimaient l'amélioration de qualité de vie>7/10 suite aux mesures d'éviction.DiscussionSoixante-quatre pour cent des répondeurs ont présenté au moins une rechute, dont 31 % sévères, et 31 % avec eczéma chronique, malgré les conseils d'éviction. Cela souligne les difficultés d'éviction. L'impact économique avec 20 % d'arrêts de travail est notable. Les facteurs paraissant favoriser le mauvais pronostic sont, le terrain atopique, le jeune âge, l'eczéma suintant initial. Les difficultés rencontrées pour l'éviction sont : la contrainte de vérifier toutes les compositions, l'insuffisance d'étiquetage des produits industriels, la complexité de lecture des étiquettes des cosmétiques.ConclusionL'éviction de la MI est difficile et notre étude montre un pronostic médiocre incitant à améliorer la prise en charge. Les perspectives d'amélioration sont : un suivi systématique spécialisé, une éducation à la lecture des étiquettes, un rappel d'information annuel par mail ou courrier, la moitié des patients étant peu favorable à des séances collectives éducatives.
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Peut-on différencier les formes étiologiques de l’eczéma chronique des mains ? Analyse biologique et moléculaire d’une cohorte prospective
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): M. Tauber, S. Lourari, E. Berard, S.-Le-Guedard Mereuze, E. Questel, D. Redoules, M. Simon, C. Paul
IntroductionL'eczéma chronique des mains (ECM) est d'origine multifactorielle mettant en jeu prédisposition génétique, facteurs d'irritation, atopie et allergie de contact.Matériel et méthodesL'objectif principal de notre étude était de comparer, par une analyse statistique univariée, les caractéristiques moléculaires (expression des gènes de l'inflammation et de la barrière cutanée par Real Time reverse transcription quantitative polymerase chain reaction [RT-qPCR] sur prélèvement micro-abrasif, densité en Staphylococcus aureus et Staphylococcus epidermidis par qPCR sur écouvillon, expression de l'interleukine [IL]-8 par ELISA sur écouvillon) et les propriétés fonctionnelles de la barrière épidermique (mesures de la perte insensible en eau et de l'index d'hydratation) au niveau du dos de la main de patients atteints de formes à prédominance atopique/allergique (AA) ou à prédominance irritative (IR) d'ECM. Étaient inclus tous les nouveaux patients présentant un ECM fait de lésions érythémateuses et/ou vésiculeuses et/ou kératosiques localisées sur le dos et/ou la paume d'une ou des 2 mains. Les patients avec patch-tests positifs pertinents et/ou prick tests pneumallergènes positifs et/ou antécédent personnel de dermatite atopique étaient classés dans le groupe AA, les autres dans le groupe IR.RésultatsSoixante et onze patients ont été inclus, dont 42 % d'hommes (n=30). L'âge moyen était de 39 ans (écart-type : 16), 53 patients étaient classés dans le groupe AA (dont 58 % avec antécédent de dermatite atopique) et 18 dans le groupe IR. Le score mTLSS était significativement supérieur dans le groupe AA par rapport au groupe IR (moyenne : 7,6 (3,2) versus 5,7 (2,3), p=0,0239). L'expression des gènes codant pour des protéines de l'enveloppe cornée (involucrine et protéines de la famille SPRR), des jonctions serrées (claudine 1 et ZO1) ou présentant une activité antimicrobienne (cathélicidine et RNase7) était significativement plus basse dans le groupe AA (p≤0,01). Le taux des ARNm de la filaggrine ou des cytokines Th2 était comparable dans les 2 groupes. La densité en S. aureus était significativement plus importante dans le groupe AA (p=0,0012), tout comme le taux d'IL-8 (p=0,0436). Les valeurs de la perte insensible en eau et de l'index d'hydratation étaient comparables dans les 2 groupes.DiscussionCes données permettent de proposer un profil biologique et moléculaire qui différencie les formes à prédominance AA ou IR d'ECM. Les premières sont caractérisées par une expression plus faible des gènes codant pour des peptides antibactériens, une densité élevée de S. aureus et un taux plus élevé d'IL-8. Les formes irritatives sont caractérisées par une expression plus élevée des gènes codant pour des protéines de l'enveloppe cornée et des jonctions serrées, témoignant d'un probable processus de réparation actif de l'épiderme.
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Toxidermies par erreur de délivrance médicamenteuses : rapport de cas et étude de la pharmacopée française
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
Author(s): C. Cassius, C. Davis, L. Valeyrie-Allanore, P. Bravard, D. Carre-Gislard, P. Modiano, P. Wolkenstein, O. Chosidow
IntroductionLes erreurs de délivrances sont à l'origine de 37 % des erreurs médicamenteuses et incluent les homonymies médicamenteuses. Le but de l'étude était de colliger les cas français de toxidermies (notamment syndrome de Stevens-Johnson [SJS] et syndrome de Lyell [nécrolyse épidermique toxique, NET] [SJS-NET] et DRESS) induites par des erreurs de délivrance médicamenteuses en raison de la similarité orthographique ou phonétique des médicaments et de faire une analyse de la pharmacopée française concernant les médicaments inducteurs des toxidermies les plus graves, c.-à-d., SJS-NET.Matériel et méthodesUn appel à cas de toxidermies induites par erreur de délivrance a été réalisé auprès du groupe toxidermie (FISARD) de la SFD. Une recherche systématique auprès de la base de données de l'ANSM entre 1985 et 2016 a été également réalisée. Ensuite, 186 médicaments pourvoyeur de SJS/NET (nom de marque et dénomination commune internationale [DCI]) ont été comparés aux 4099 médicaments disponibles en France, en prenant en compte chaque lettre avec un coefficient plus important pour les lettres de début et de fin (importantes dans la reconnaissance visuelle des mots). Chaque comparaison était cotée entre 0 (pas de similarité) et 1 (similarité exacte). Ont été exclus, les médicaments avec voie d'administration différente, de même classe pharmacologique et topiques. Nous avons considéré 2 limites de coefficient : 0,5 pour les homologies à risque et 0,7 pour les homologies à haut risque.ObservationsNous avons pu retrouver : –4 cas de toxidermie grave–3 SJS/NET et 1 DRESS (Tableau 1) – par confusion entre Lamisil* (terbinafine) et Lamictal* (lamotrigine) ; –4 cas de toxidermies non graves ou de toxicité spécifique : 1 par confusion entre Météoxane* (siméticone+phloroglucinol) et Méthotrexate, 1 par confusion en Daktarin* (miconazole) et Dakin* (hypochlorite de sodium), 2 par confusion entre Lamisil* (terbinafine) et Lamictal* (lamotrigine).RésultatsQuatre cent cinquante et une homologies à risque et 36 homologies à haut risque potentiellement pourvoyeuses de toxidermie sévère ont été trouvées (Tableau 2). Les noms de marque étaient plus pourvoyeur de confusion (78 %) comparé aux DCI et il s'agissait majoritairement d'antibiotiques.ConclusionNotre étude démontre qu'il existe un certain nombre d'homologies à risque d'erreur, tout particulièrement pour certains noms de marque. Cela illustre l'importance d'une prescription systématique en DCI. Compte tenu de la gravité potentielle des toxidermies (SJS-NET et DRESS notamment), une prévention des erreurs de délivrance par réduction – disparition des homonymies médicamenteuses devrait être réalisée et être le point de départ d'une démarche touchant l'ensemble des spécialités médicales.
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Programme des cas cliniques de l’ADF
Publication date: December 2017
Source:Annales de Dermatologie et de Vénéréologie, Volume 144, Issue 12, Supplement
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Ειδοποίηση Μελετητή:[ ωτα ] [HTML] Gender, identity and material: Film screening C Brand - 2017 ftypM4V *M4V M4A mp42isom*a┌moovlmvhd...
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Publication date: September 2017 Source: Free Radical Biology and Medicine, Volume 110 Author(s): Lucía Fernández-del-Río, Anish Nag, Elen...